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UN ECRIVAIN EN QUÊTE DE SENS

Pierre Loti est né à Rochefort, au milieu du 19e siècle.  Il faudra 23 ans à Julien Viau, tout jeune promu de l’école navale, pour prendre, au hasard d’une escale en Polynésie et par la grâce d’une reine tahitienne, le nom d’une fleur tropicale.  Julien Viau rentre alors dans la postérité sous le pseudonyme de Pierre Loti (1850-1923).  Aziyadé, Le mariage de Loti, Pêcheur d’Islande et Madame Chrysanthème lui assurent la notoriété qui l’amènera, en 1891, à rejoindre la prestigieuse Académie française.

C’est donc un écrivain connu, qui s’engage en 1894 pour un long voyage en Terre sainte.  Une quête mystique sur les traces de Jésus et aussi, de lui-même.  Loti a perdu la foi.  Il veut la retrouver là même où s’est déroulée la « grande histoire ».

 

Il s’engage dans une odyssée à travers le désert, les paysages bibliques, et dans laquelle il observe la terre sur laquelle Jésus a vécu.

 

Le père Vincent, jeune Dominicain, avait à l’époque 20 ans.  Il se souvient avec émotion de sa rencontre avec celui qui était venu « sincèrement chercher aux lieux saints la foi de son enfance » et dont la « prière inexprimée était suppliante et profonde ».  Claude Farrère dira de lui que c’est « un agnostique qui ne se résigna jamais à renoncer à Dieu »

 

Invitation au voyage

 

Sinaï.

Oasis de Moïse – 22 février 1894

Où sont mes frères de rêve, ceux qui jadis ont bien  voulu me suivre aux  champs d’asphodèle du Moghreb sombre, aux plaines du Maroc ?... Que ceux-là, mais ceux-là seuls, viennent avec moi en Arabie Pétrée, dans le profond désert sonore.

Sinaï.

Voici l’heure du couchant, l’heure magique ; sur les cimes lointaines, apparaissent pour de furtives minutes, les violets incandescents et les rouges de braise ; tout semble recéler du feu.

Sinaï.

En bas, au pied des grands remparts, dans les tristes jardins murés, on a une impression de printemps oriental.

La Galilée.

Et, dans cette fusion des âges, alors, c’est l’époque du Grand Souvenir qui s’impose et qui prime ; le Christ peu à peu nous réapparaît, comme tantôt dans les champs de fleurs jaune pâle et de lin rose.

Souvent, dans ses rêveries des soirs, il a dû se tenir ici, sur ces hauteurs couronnant sa bourgade isolée, et contempler des mêmes horizons.

La Galilée.

C’est un enchantement tout à coup d’apercevoir, au bord de la nappe toujours agrandie du lac, le fantôme de Tibériade.

Bethléem !...

Ce nom recommence à chanter au fond de nos âmes moins glacées… Et, dans la pénombre, les âges semblent remonter silencieusement leur cours, en nous entraînant avec eux.

Jeudi 3 mai, Rade de Beyrouth

En nous s’est affirmé d’une façon plus dominante le sentiment que tout chancelle comme jamais, que, les dieux brisés, le Christ parti, rien n’éclairera notre abîme…

Et nous entrevoyons bien les lugubres avenirs, les âges noirs qui vont commencer après la mort des grands rêves célestes, les démocraties tyranniques et effroyable, où les désolés ne sauront même plus ce que c’était que la prière…

Balbeek.

On dirait le fantôme même du vieux paganisme magnifique, cette colonnade du temple du Soleil, qui se tient là-bas dans l’air, trop grande, démesurée comme une vision.

Damas.

Le matin, à l’entrée du grand Bazar. La lumière resplendissante et encore neuve d’avant dix heures.

Du vrai Orient, sans âge précis, tel qu’aux époques d’Aladin ou des Trois Dames de Bagdad.

Jérusalem.

De la haute terrasse du couvent des Filles de Sion, où je suis aujourd’hui, à l’heure lumineuse et déjà dorée qui précède le soir, on a vue, comme en planant, sur toute l’étendue de la Ville sainte.

Jérusalem.

Contre l’olivier, mon front lassé s’appuie et se frappe. J’attends je ne sais quoi d’indéfini que je n’espère pas, - et rien ne vient à moi, et je reste le cœur fermé.

Jérusalem – Le Saint-Sépulcre.

Oh ! L’inattendue et inoubliable impression, pénétrer là pour la première fois ! Un dédale de sanctuaires sombres, de toutes les époques, de tous les aspects, communiquant ensemble par des baies, des portiques, des colonnades superbes.

 Jérusalem.

C’est vers le lieu saint des Arabes que nous nous dirigeons ce matin, vers cette mosquée d’Omar réputée merveilleuse et vénérable entre toutes.

Jérusalem.

Mais, devant ce mur des Pleurs,  le mystère des prophéties apparaît plus inexpliqué et plus saisissant. L’esprit se recueille, confondu de ces destinées d’Israël, sans précédent, sans analogue dans l’histoire des hommes.

Fiche Technique

 

LA CONFERENCE

 

Largement illustrée par des photos prises sur place, des  documents d’archives, des témoignages, des cartes et des lectures de textes, l’exposé nous fait revivre en 1h30 les 80 jours du périple de Loti en Terre sainte du Caire à Beyrouth.

 

REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE

 

Les trois ouvrages constituant le voyage en Terre sainte de Pierre Loti de Pierre Loti (Le Désert, Jérusalem et La Galilée) sont disponibles dans la petite Bibliothèque Payot.

  

CONDITIONS ET RESERVATIONS

 

Les frais de réservation sont de 175€ à verser au profit des actions RCCO.

Les modalités et les informations complémentaires peuvent être obtenues à l’adresse suivante : rcoo@live.be  ou RCOO -  rue de Lessines 71 – 7890 Ellezelles