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« J'ai toujours préféré la mythologie à l'histoire parce que l'histoire est faite de vérités qui deviennent à la longue des mensonges et que la mythologie est faite de mensonges qui deviennent à la longue des vérités ».
Jean Cocteau

"Des larmes de Salammbô
aux griffes de Marianne"

Du bleu éclatant de Sidi Bou Saïd au blanc immaculé de Tunis, en passant par toutes les nuances du désert, la Tunisie c’est d’abord l’explosion des couleurs et des sens.

C’est derrière ce kaléidoscope des tonalités et des émotions qu’apparait, aux yeux des voyageurs du 19e siècle, le mirage du passé mythique et fabuleux d’une terre écrasée par cette lumière qui les a tellement impressionnés.

La littérature va faire, avec la figure de Salammbô, rentrer la légende de Carthage dans nos imaginaires les plus intimes. Pendant plus d’un siècle, tous les grands écrivains et artistes de passage par la régence se devront de faire le pèlerinage sur les lieux-mêmes des exploits de la légendaire Reine Elisa et de la fille d’Hamilcar, sortie tout droit de l’imagination de Flaubert.

C’est ainsi que va peu à peu se forger l’image magnifiée, teintée de nostalgie, d’une Tunisie imaginaire. Mais en toile de fond des tableaux idéalisés de cet Orient fantasmé, se devine aussi l’impitoyable et sournoise avancée du projet colonial.

Entre rêve et réalité, mythe et histoire, la Tunisie du 19ème siècle se découvre donc à travers le regard des écrivains et artistes venus de l’autre rive de la Méditerranée. Des rêveries de Chateaubriand sur la colline de Byrsa, aux divagations de Louis Bertrand autour de la « latinité retrouvée par-delà les siècles obscurs », le pays passera progressivement des larmes symboliques de Salammbô aux griffes, bien réelles, de Marianne.